Le cerro negro porte bien son nom, c’est bel et bien un mont tout noir. La toute première fois que j’en ai entendu parlé, c’était à travers les exploits d’un fou du guidon, un français, qui a descendu la pente raide de ce volcan en sommeil à une vitesse hallucinante. La chute était inévitable et heureusement non létale. Ce dénivelé est impressionnant!

  Y grimper n’est pas long ni éprouvant et le panorama depuis le sommet est incroyable. On y devine Leon et ses alentours, ainsi que certains volcans voisins composants la chaine des Maribios.

La grande attraction, depuis peu, est la descente en luge de cette fameuse pente. Quelques agences locales proposent ce service. J’ai souvent pensé qu’il était bien dommage de souiller le parc du cerro avec quelques camions et visiteurs mais force est de constater que les excursions s’y rendant sont faites intelligemment. On ne peut pas dire qu’il y a foule non plus. L’expérience est bonne à prendre et des souvenirs resteront, c’est certain. Une invitation à quelques frissons, cela se fait facilement, pour tout âge et à toute vitesse possible. Rapide ou plus tranquille, le tout schuss est possible. Vous imaginez bien que certains comptabilisent les records et les exploits des visiteurs dans cette pente noire et raide.

Comment ne pas évoquer les volcans d’à coté, El hoyo et le Telica. De passage à Leon, ancienne capitale de la révolution, il est presque inévitable de se programmer un petit tour sur les monts et volcans entourant la ville. C’est noir, c’est beau et c’est volcanique. Se balader sur les flancs d’un volcan procure toujours cette sensation de petitesse de notre être par rapport à ces géants sortants de terre. On y croise toujours quelques passionnés et grands connaisseurs, et c’est toujours intéressant de constater que certaines personnes vouent une passion réelle pour la visite de ces pitons noirs et beaux. Le Cerro negro tient une place particulière dans cette chaine des Mariobios à visiter. 60 km de chaine. Il n’est pas bien grand, pas bien haut non plus finalement mais plutôt jeune et bien réveillé. Y grimper est facile mais, comment dire, son panorama m’a époustouflé la première fois, encore plus car nous sortions juste de la saison des pluies. J’étais sur ce mont noir et tout était vert autour, tout était beau.