Sur place

Sur place

Repas et boissons

Au Nicaragua, les lieux pour vous restaurer sont nombreux ! Vous n’aurez pas de mal à trouver des stands sur le bord du trottoir ou de la route, tenus par des locaux qui vendent fruits et chewingum, chips de bananes ou galettes de maïs. Mais aussi des petits échoppes appelées « pulperia » pour acheter paquets de chips ou de gâteau, bouteille d’eau ou fruits. Ou encore des « comedor » qui sont des cantines familiales où l’on vous sert souvent un plat du jour unique à base de gallo pinto. Bien sûr, vous pouvez aller dans des restaurants où vous trouverez une carte un peu plus élaborée et des pris plus élevés.

 

Le weekend, les nicaraguayens élaborent leurs propres nacatalames et les vendent depuis leur garage ou leur maison signalés par une pancarte. Il en va de même pour les boissons, des vendeurs ambulants proposent des « frescos » (raccourci de refresco = boisson fraîche) qui sont souvent des boissons à base d’eau et d’ingrédients locaux comme le cacao, les herbes de grama, ou même des jus d’orange pressés dans la rue.

Pourboires

Les pourboires ne sont généralement pas inclus dans les additions qui vous seront soumises. Il faut donc généralement ajouter 10% de l’addition totale avec les taxes. Si vous avez été satisfaits du service, vous pourrez ajouter jusqu’à 20% ce qui sera fortement apprécié. Les taxes représentent normalement 15%, et parfois les prix indiqués dans les menus ne les inclues pas.

 

N’hésitez pas à vérifier l’addition. Pour qu’une facture soit légale au Nicaragua, les montants doivent être affichés en monnaie locale, c’est-à-dire en Cordoba. Néanmoins, les menus affichent parfois les prix en dollars, et l’addition en cordoba. Dans ce cas là, demandez bien le taux de change pour vérifier la correspondance et la cohérence des prix. Les arnaques sont rares, mais les erreurs de calculs et de change sont plus fréquentes.

Sécurité

Le Nicaragua est l’un des pays les plus sûrs d’Amérique centrale, mais aussi l’un des plus pauvres. Pour éviter les mauvaises rencontres, il faudra éventuellement vous méfier des quartiers que vous visiterez. A Managua, vous éviterez les quartiers périphériques pauvres et les endroits plus populaires comme les terminaux de bus, les gares routières et les marchés. La plupart des problèmes apparaissent une fois la nuit tombée, ainsi évitez ces endroits dans l’obscurité.

 

Comme précaution, rangez votre appareil photo après chaque cliché, gardez quelques billets dans votre poche pour éviter de sortir votre portefeuille à chaque paiement, n’exhibez pas vos objets de valeur. Sur les Corn Islands ou sur la côte caribéenne en général (Bluefields, Puerto Cabezas) vous ferez preuve d’une vigilance particulière. A la plage, les affaires ont vite fait de disparaitre, vous emporterez donc simplement le nécessaire. Si vous sortez de nuit, vous éviterez les objets de valeur. La région étant fréquentée par les trafiquants de drogue pour transborder leurs cargaisons, vous redoublerez de vigilance quant à vos rencontres.

 

De manière générale, évitez de circuler la nuit: le routes ne sont pas éclairées et les usagers de la route peuvent être, disons, innatendu: animaux errants ou en liberté, chauffeurs et chauffards sans phares, cyclistes, piétons, charettes…

Santé

Le climat tropical et humide du Nicaragua rendent le pays sanitairement risqué. Les moustiques tigres présents au Nicaragua transmettent par voie sanguine plusieurs maladies, comme la dengue, le virus zika ou le chikungunya. Il convient donc de se protéger des piqûres de moustiques par des répulsifs puissants et adaptés, des vêtements couvrants, moustiquaires et autres diffuseurs. Sur place, il convient d’avoir une hygiène méfiante vis-à-vis de l’eau et des aliments non cuits qui auraient été en contact avec elle. Evitez de boire l’eau du robinet, de consommer les viandes et poissons crus en dehors des restaurants haut de gamme.

Concernant les bestioles auxquelles vous pourriez avoir à faire, prenez bien soin de secouer vos chaussures et draps avant de vous glisser dedans, il s’agit de l’un des refuges favoris des petits scorpions noirs.

Transports

Les transports sont relativement bien développés.
En avion, la compagnie nationale qui assure les vols intérieurs se nomme La Costeña et est efficace. C’est la seule utilisée pour rejoindre Corn Islands, mais vous pourrez également vous déplacer vers Ometepe, San Carlos et bien d’autres villes continentales.

Dans l’enceinte du pays, les infrastructures routières sont bonnes et vous vous déplacerez sans trop de difficultés. Le Nicaragua est traversé par la Panaméricaine, une route bien asphaltée et parfois très fréquentée, les routes secondaires ne sont parfois que de simples pistes. Pour relier une ville à une autre, c’est le bus, le « chicken bus ». C’est le moyen de prédilection pour tous les voyageurs, facile et peu cher, qui dessert les nombreux villages accessibles par la piste. Pour les trajets principaux inter-cités, le mieux est de choisir l’expreso qui est supposé être plus direct, sinon vous embarquerez à bord d’un «  »ordinario » » qui emmène tout et tout le monde. De manière générale, les horaires sont plus ou moins respectés et les bus ne partent parfois que quand ils sont plein, ce qui peut parfois se produire très vite. Les premiers bus partent à l’aube et les derniers vers 17h/18h. Pour plus de ponctualité et un service de qualité, vous pourrez prendre les bus qui relient plusieurs pays, comme ceux de la compagne Central Line qui font les liaisons entre le Costa Rica et le Nicaragua et bien d’autres entre le Honduras, le Salvador, le Panama.

 

Pour un moyen de transport plus sûr et plus rapide et pour plus d’autonomie, vous pourrez opter pour la location de voiture. Nous ne saurons trop vous recommander un 4×4, indispensable pour déplacer dans certaines régions à certaines époques. On conduit au Nicaragua comme dans tous les pays en voie de développement en faisant attention aux nids de poule, aux ralentisseurs, aux doubleurs par la droite, aux animaux, aux vélos sans lumières, aux attelages et calèches. Les carrefours manquent parfois d’indications, n’hésitez pas à demander votre chemin, en demandant la ville la plus proche, car beaucoup de gens n’ont parfois jamais voyagé. En ville et au feu, vous serez parfois assaillis par des petits vendeurs d’objets en tout genre et des laveurs de pare-brise qui vous demanderont quelques cordobas.

 

Vous pourrez opter pour les taxis dans la plupart des villes, se déplacer dans les rues du centre-ville coûte en moyenne 10 à 20 cordobas (soit moins d’1€). Les taxis sont un service partagé au Nicaragua, avec un peu de chance vous irez dans la même direction que votre voisin. Pour vous rendre sur l’ile d’Ometepe, vous serez amenés à prendre le ferry De San Jorge, le petit port de Rivas vous prendrez le ferry pour traverser le lac Nicaragua. Un gros navire qui a de nombreuses années de navigation derrière lui, mais qui assure la traversée en 1h15. Pour les Corn Islands, vous relierez la grande île à la petite avec une « panga« , barque à moteur qui peut accueillir une trentaine de personnes, et qui s’avère être pleine de sensations.

Conduite

Ici, on roule à droite, comme en France. Les feux tricolores sont assez rares dans le pays sauf dans la capitale à Managua. Le reste du temps, des panneaux «  »ALTO » » indique le fait de s’arrêter et se réfère à notre STOP français. Le système des priorités à droite n’existe pas, et c’est celui qui klaxonnera en premier pour signaler son arrivée qui conservera la droit de passer sans s’arrêter au carrefour.

Certaines rues sont tout de même en sens unique, et cela sera spécifié avec une grande flèche blanche. Pour vous garer, l’interdiction des trottoirs est signalée par une peinture jaune sur la bordure. Sur les parkings, il y a souvent une personne en charge de surveiller les véhicules et qui vous aide parfois à vous garer. Vous pouvez lui donner quelques cordobas et il se chargera de jeter un œil pendant votre absence. La vitesse maximale autorisée sur les grandes routes est de 80km/h et la police se poste régulièrement sur les côtés pour pénaliser ceux qui ne la respectent pas. Ceinture obligatoire à l’avant, et doublement souvent pratiqués par la droite. Comme dans tous les pays d’Amérique centrale, et encore plus ceux en développement, il vous est recommandé de ne pas conduire de nuit. Dans tous les cas, lorsque vous quittez votre véhicule, ne laissez pas d’objets de valeur à l’intérieur, encore moins de manière visible. Pensez à ranger le GPS et emporter vos affaires. Des simples mesures préventives pour ne pas attirer les curieux.

Avant le départ

Avant le départ

Vols

L’aéroport principal du Nicaragua est l’aéroport international Augusto C. Sandino de Managua. Les vols d’Amérique centrale et du Nord des Etats-Unis y convergent. C’est également de là que partent les vols domestiques vers les Corn Islands et le Rio San Juan notamment. Pour venir au Nicaragua depuis la France, la Suisse ou la Belgique, une escale sera obligatoire. Elles se font habituellement aux Etats-Unis ou dans un pays de transit d’Amérique latine comme le Mexique, le Costa Rica, ou le Panama, bientôt à Madrid. De nombreuses compagnies aériennes opèrent ces lignes. Vous pourrez voyager avec Air France, Ibéria, American Airlines, Delta Airlines, ou encore AeroMexico. Les prix varient selon la saison, peuvent aller de 600€ jusqu’à 800€ pour un voyage qui dure minimum 15h avec une escale d’environ 3h. Le décalage horaire est de 7h en hiver et 8h en été.

Bagages et équipements

Le poid des bagages autorisé varie selon la compagnie mais oscile le plus slouvent entre 21 et 23kg. Nous vous recommandons d’emporter une valise ou un grand sac à dos avec des vêtements dans lesquels vous vous sentez à l’aise. Les éléments de valeur ne sont pas indispensables, et les occasions de se mettre sur son 31 sont plutôt rares. Peu importe la saison durant laquelle vous voyagerez au Nicaragua, nous vous recommandons de préparer :

-un petit sac à dos que vous pourrez emporter pour les excursions journalières.
– des vêtements d’été, confortables et anti transpirants. Couvrants et légers contre le soleil ou le soir contre les moustiques.
– un imperméable et un sweater pour les déplacements dans le Nord du pays
– chaussures de randonnée ou de sport où vous serez à l’aise pour marcher de longues distances / sandales tout terrain
– Protection solaire et anti-moustique adaptée à une zone tropicale humide
– nécessaire médical avec paracétamol, anti-diarrhéique et anti-allergie.
– une photocopie de votre passeport et votre carnet jaune de vaccinations
– un adaptateur international (embout mâle avec deux fiches, semblable aux USA).

Climat et météo

Le climat du Nicaragua est tropical c’est à dire: chaud et humide. On y distingue donc deux saisons marquées : la saison sèche (appelée été ici) et la saison humide dite « verte » (appelée hiver). Les pluies de la saison verte sont des pluies tropicales et donc ponctuelles: elle n’empêchent pas de visiter dans de bonnes conditions.

 

Pour bénéficier d’une météo plus stable, nous vous recommandons de visiter le Nicaragua pendant la saison sèche de novembre à avril. Le mois d’avril constitue le mois de grande chaleur où les températures dépassent régulièrement les 40°C.

 

La saison des pluies s’étend de mai à octobre dans la partie Ouest du pays et dure jusqu’à janvier sur la côte Caraïbes. C’est durant ces mois que vous serez le plus susceptible de rencontrer pluies, inondations et autres déchainements climatique. En effet, même s’il s’agit de pluies ponctuelles (1 heure dans l’après-midi), les quantités d’eau peuvent être impressionnantes. Les mois de janvier à mai, c’est le moment idéal pour aller profiter des plages paradisiaques caribéennes.

Pour surfer, pas de restricction: la côte Pacifique bénéficie de conditions climatiques favorables à la formation de gros tubes, ce qui fait la renommée internationale de ses spots. Pour randonner, nous vous recommandons la saison sèche, car parfois les chemins et sentiers deviennent impraticables du à la quantité d’eau tombée. L’idéal est la saison d’entre deux, chemins ouverts et praticables, paysages verdoyants et cascades abondantes.

Vaccins

Avant de partir au Nicaragua, assurez-vous d’avoir vos vaccins internationaux à jour. En effet, avant d’y partir, il vous sera recommandé d’avoir les vaccins d’Hépatite A et de Typhoïde à jour, outre le classique DTCP et l’hépatite B. Le vaccin contre la fièvre jaune est obligatoire uniquement pour les voyageurs en provenance (ayant vécu ou séjourné pendant un long moment) de zones à risques comme le Panama et l’Amérique du sud et certaines pays d’Afrique Subtropicale.

Faune et Flore

Faune et Flore

La végétation

Le Nicaragua est le plus grand pays d’Amérique centrale et possède un territoire riche en couleurs. Le pays est reconnu pour ses volcans, ses lacs et rivières, ses reliefs montagneux et ses plaines étendues. Au Nicaragua vous découvrirez plus de 70 éco-systèmes uniques, et 7% de la biodiversité du monde, vous vous rendrez vite compte pourquoi l’on appelle ce territoire deuxième poumon de l’Amérique latine.
La diversité des paysages nicaraguayens tient à la variété des conditions climatiques du pays.

 

On rencontre sept différents types de forêts de la sub-tropicale à la forêt sèche, de la forêt humide à la savane boisée. Chacune de ses forêts possède son propre climat et sa propre végétation. Néanmoins, au Nicaragua, la nature est menacée de toute part, qu’il s’agisse par le manque de protection de la part du gouvernement ou du pouvoir supérieur des propriétaires privés, comme ceux des plantations de palmiers à huile. Seule 18,2% du territoire est protégé de manière officielle.

 

La présence forêt humide au Nicaragua a été laissée quasi intacte.
La région Est du pays est le domicile de l’une des plus grandes forêts du pays, avec deux réserves qui offrent une variété de végétation et d’animaux incroyables : Réserve Indio Mais Biological réserve située au Sud-Est du pays, près du rio San Juan, et la réserve de Bosawas, située au Nord-Est du pays, du centre jusqu’à la côte Caraïbe. Sur cette côte, la Laguna de Perlas est la plus spectaculaire dans un paysage paradisiaque.
L’ile de Juan Venado sur la côte Pacifique et le Rio Istian sur l’île d’Ometepe sont les deux mangroves les plus riches du pays et abritent des espèces uniques.

La Côte Pacifique du Nicaragua est totalement différente, avec des forêts tropicales sèches qui abritent de tout autre écosystème qui nécessite des quantités d’eau bien plus faibles. Comme par exemple l’acajou qui jouit d’un climat sec pendant plus de 7 mois de l’année puis des précipitations rapprochées.

 

Un peu plus en altitude on trouve des « forêts de nuages« , appelées ainsi car les nuages s’accrochent dans les arbres du à l’altitude à laquelle ils se trouvent et du fait qu’ils transmettent une grande quantité d’humidité. L’humidité générée par ce phénomène naturel engendre une végétation naturelle très différente du reste du pays. Isolés d’autres parties du pays, les espèces qui naissent et évoluent dans ce contexte sont endémiques. Des forêts de ce type peuvent être découvertes aux sommets des volcans Maderas ou Mombacho par exemple. Située au milieu du lac Nicaragua, l’ile d’Ometepe est le territoire privilégié de deux volcans : le volcan Maderas et le volcan Concepción. Il s’agit de l’ile volcanique la plus grande au monde située sur un lac d’eau douce. Dans ces régions, vous aurez l’occasion d’observer des centaines d’espèces d’orchidées différentes, mais aussi des cèdres, sapin baumier, et arbres fruitiers.

Les espèces animales

Beaucoup de voyageurs viennent au Nicaragua dans le but d’y observer la diversité de sa faune. Le Nicaragua compte en effet une richesse incroyable de biodviersité avec plus de 248 espèces d’amphibiens et reptiles, 183 espèces de mammifères, 705 espèces d’oiseaux, 640 espèces de poissons et environ 5796 espèces de plantes.

 

Dans les forêts humides et fraiches du Nord vous aurez l’opportunité d’observer singes hurleurs et capucins, reptiles et oiseaux. Le guardabarranco est l’oiseau emblématique du Nicaragua avec ses jolies couleurs et sa longue queue qui le distinguent de bien d’autres. Des pumas et des jaguars ont également élus domicile sur ces pentes de forêt tropicale au climat tempéré, comme sur les flancs du volcan Mombacho par exemple. Dans le Sud, à proximité du Costa Rica, les différentes espèces de caïmans sont connus pour leur facilité d’approche.

 

C’est lors de tours nocturnes que vous pourrez les observer au plus près. Sur la côte Pacifique, vous pourrez être amenés à observer les baleines qui se rapprochent des côtes et y font des sauts spectaculaires. Néanmoins, dans une catégorie inférieure, c’est également sur ces plages que de nuit et en saison, vous pourrez observer la ponte des tortues de mer. Phénomène naturel et espèce protégée, c’est avec beaucoup de respect que vous devrez approcher ces mammifères. Au centre du Nicaragua se trouve le Lac Cocibolca (ou Lac Nicaragua), le plus grand lac d’eau douce d’Amérique Centrale.

 

De nombreuses espèces y ont élus domicile, comme par exemple le seul requin d’eau douce au monde, qui s’y infiltra par le Rio San Juan depuis la mer Caraïbes. Du côté de l’Atlantique et plus précisément de la zone caraïbes justement, on y trouve de nombreuses raies manta, requins infirmières et une variété incroyable de poissons visibles en snorkeling.

Patrimoine Mondial

Patrimoine Mondial

Classé par l’UNESCO

Les sites classés au Patrimoine Mondial de l’UNESCO sont au nombre de deux au Nicaragua.

Les ruines de León Viejo (2000) : il s’agit là d’un des plus anciens peuplements coloniaux espagnols des Amériques, les vestiges de l’ancienne ville de León. Etablie en 1524 par Francisco Hernandez de Cordoba, la ville a subi de nombreuses catastrophes naturelles. Tout d’abord, les habitants fuirent la ville en 1578 de peur d’être ensevelis par l’éruption du volcan Momotombo qui se réveilla soudainement. Ce n’est que quelques années plus tard que la ville fuit presque totalement ravagée par un tremblement de terre qui lui porta le coup de grâce en 1610. L’enfouissement de manière graduel au fur et à mesure des catastrophes naturelles a permis de conserver les ruines dans de très bonnes conditions. Ces vestiges constituent un témoignage remarquable des structures économiques et sociales de l’empire espagnol au XVIème siècle. A ce jour, 17 structures coloniales ont été mises à jour, parmi elles la cathédrale Santa Maria de la Gracia, l’église et le couvent La Merced, la Casa de la Fundicion, ainsi que des logements et des installations civiles et militaires. La ville de León a été reconstruite à 25km de là.

La cathédrale de León (2011): Le nom complet de l’établissement religieux est Cathédrale-basilique royale de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. Elle fut construite entre 1747 et 1814 par l’architecte guatémaltèque Diego José de Porres Esquivel. Le style architectural baroque dans son association avec l’art espagnol et les caractéristiques régionales laissées par les ouvriers qui ont travaillé à son édification, la cathédrale de León est l’expression matérielle de la formation de la société de l’Amérique latine. La cathédrale se caractérise par la sobriété de sa décoration et l’abondance de lumière naturelle, qui pour autant laisse apprécier une voûte du sanctuaire richement décorée. L’édifice renferme les sépultures de personnalités nicaraguayennes comme celle de Ruben Dario, le plus grand poète du pays; José de la Cruz Mena, musicien; Miguel Larreynaga, héros de l’indépendance; Salomon de la Serva et Alfondo Cortès, poètes.
Le Nicaragua a également deux traditions inscrites au patrimoine immatériel par l’Unesco

El Güegüense (2008) : l’une des formes d’expressions latino-américaines les plus remarquables de l’époque coloniale. Il s’agit d’un conte satirique qui tourne en dérision les anciens colons espagnols. Il s’agit d’une pièce de théâtre, un drame satyrique rythmé par de la musique locale et des danses traditionnelles. Les textes les plus anciens ont probablement été composés au début du XVIIIème siècle et évoquent des affrontements entre les autorités coloniales espagnoles et les Amérindiens. Grâce a une série de manœuvres verbales, le personnage éponyme se déjouait des accusations qui lui étaient faites. Pour de nombreuses personne. Chaque année lors de la fête de Saint Sébastien, patron de la ville de Diriamba dans la province de Carazo, cette pièce d’expression virulente de protestation contre le colonialisme est jouée dans les rues.

La Langue, la danse et la musique des Garifuna (2008) : Garifuna qui signifie «  »mangeur de manioc » » est une communauté qui s’étend aujourd’hui du Belize jusqu’au Nicaragua, en passant par le Guatemala et le Honduras. Au fil des massacres et des déportations, les Garifunas ont été progressivement parqués dans certaines îles des petits Antilles et tout particulièrement à Saint-Vincent et la Dominique. la communauté des Garifuna sont les descendants d’indiens Caribes Rojos qui occupaient certaines îles des Petites Antilles avant l’arrivée de Christophe Colomb. Composée d’esclaves africains fuyards et naufragés ayant trouvés refuge sur ces iles, ils représentent une des fusions les plus singulières entre groupes africains et cultures indigènes de l’Amérique latine. Au fur et à mesure des années ils devinrent progressivement minoritaires démographiquement, mais ils transmirent leur culture autochtone à la culture garifuna en construction. Ainsi, ils sont parvenus à garder vivantes leur musique et leur religion et leur tradition. Leurs ancêtres constituent une richesse de savoir-faire concernant la culture du manioc, la transmission de légendes et d’histoires traditionnelles, la construction de canoë ou la fabrication de maisons en terre cuite.

Les richesses locales

Poésie : Ruben Dario (1967-1916) est le poète le plus connu du Nicaragua. Après avoir lu de nombreux ouvrages internationaux, il trouva son propre style mêlant les alexandrins de Victor Hugo et le style chilien, pays dans lequel il séjourna en tant que journaliste. Il écrit ses premiers vers à l’âge de douze ans qui lui assure une reconnaissance dans toute l’Amérique latine en 1888, et son plus grand succès se trouvera dans le recueil Azul qui lui vaudra une renommée internationale. Sa maison natale se visite à Matagalpa, et son corps repose dans la cathédrale de León. Chaque année depuis 16 ans, un festival international de poésie a lieu en février à Granada. Lors des dernières éditions, le festival a regroupé plus de 57 pays à travers plus de 115 poètes.

 

Cigares : entre terre d’eau et de feu, le Nicaragua a un paysage haut en couleurs. C’est dans le Nord Ouest du pays, dans la région des douces vallées fraiches et humides que se cultivent les feuilles de tabac. Il s’agit d’une richesse encore méconnue du pays mais qui mêle richesse du paysage avec celui du savoir faire des hommes. Les cigares nicaraguayens sont parmi les meilleurs cigares au monde grâce à ses sols volcaniques et fertiles. Sur l’île d’Ometepe, on y cultive également un tabac précieux, rare et unique, qui a grandi sur l’île volcanique située dans le plus grands lac d’eau douce d’Amérique centrale. Des petits ateliers artisanaux proposent des visites et même des ateliers de réalisation de son propre cigare, une visite très ludique.

 

Café : L’or noir se cultive également dans le Nord Ouest du pays, un sol frais et humide où les communautés le travaillent de manière artisanale. Les traditions ancestrales sont toujours respectées ce qui donne au café nicaraguayen une renommée aujourd’hui mondiale et une présence sur de nombreux marchés internationaux. Au Nicaragua, la capitale du café est Jinotega, un endroit qui se prête le mieux au dégustation de grand cru de café. Cette ville et ses collines avoisinantes représente 80% de la production de café du pays. De nombreuses fincas de café se visitent et proposent des tours de leurs terres pour en apprendre un peu plus sur leurs cultures.

 

Cacao : Le Nicaragua produit beaucoup de cacao et le transforme en chocolas surtout dans le Nord du pays. De nombreux musées y sont consacrés, mais le meilleur moyen est d’intégrer une communauté pour le réaliser vous-même de manière artisanale. Allez cueillir le fruit directement à l’arbre, faire sécher les fèves puis torréfier les grains, les moudre et déguster le mélange avec le lait et le sucre. Un délice qui ravira tous les amateurs.

 

Artisanat local: La ville de Masaya est considéré comme un grand atelier d’artisanat avec ses hamacs, sa poterie et son travail du cuir. La région est connue pour la qualité de ses objets et attirent de nombreux locaux et touristes, et en vend à travers plusieurs marchés artisanaux répartis dans la ville. Dans la région de Masaya et «  »Los pueblos blancos » » se travaille la poterie noire sur laquelle sont peints de nombreux motifs. Ses hamacs et ses produits de cuir sont exportés dans le monde entier.

Culture et traditions

Culture et traditions

Gastronomie et boissons

La cuisine nicaraguayenne est un mélange des cuisines créoles, amérindiennes et espagnoles suivant les origines de son peuple.
Comme dans de nombreux pays d’Amérique centrale, le maïs est un aliment de base, et c’est sa farine qui est utilisée pour de nombreuses recettes.

Plats typiques :

Le plat national du Nicaragua est le Gallo Pinto « coq peint ». A base des deux ingrédients les plus rependu d’Amérique centrale le riz blanc et les haricots rouges, se fait une sorte de mélange après les avoir cuits et fait frire. Ce plat bicolore est dégusté à toutes les heures de la journée, qu’il s’agisse d’un petit déjeuner, d’un déjeuner ou d’un diner. Il est souvent accompagné d’œufs brouillés et de fromage frais qui a été fris lui aussi. On y ajoute volontier des «  »tostones » », rondelles de banane plantain frites et enrobées d’une pâte.

Les Nacatamales sont également répandu ici. Ils se trouvent un peu partout dans le pays, et sont souvent vendus directement dans les maisons où ils sont réalisées le week-end. Il s’agit d’une pâte de maïs fourrée de porc ou de poulet, accompagné de manioc et le tout enrobé par une feuille de bananier pour faire cuire à la vapeur. La feuille de bananier donne toute la saveur à ce plat très nourrissant.

Le Vigoron est le plat typique de Granada, où on y trouve les plus grands spécialistes. Au goût prononcé de vinaigre, il s’agit d’une petite salade de choux et carottes accompagnée par du chicharron, couenne de proc frite et la viande de votre choix, entre bœuf et porc. On trouve de manière plus facile dans la rue des vendeurs ambulants de pupusa (petite galette faite à base de pâte et l’ingrédient de votre choix), quesillo (tortilla de maïs au fromage accompagné d’oignons marinés), les fritos/asado (une viande, bœuf ou poulet au barbecue, accompagné de banane plantain soit frites façon tostones, soit façon chips), et les épis de maïs grillés dans la rue auquel on ajoute un peu de sel et de beurre pour déguster en marchant.
Un peu plus sur la côte on trouve également de manière très courante les ceviche, qui est un plat à base de poisson mariné dans le citron, la coriandre avec oignons et tomate. Du côté de Corn Island, les langoustes et crevettes se vendent à moindre prix, avec les poissons frais, elles font parties des plats quotidiens.

Boissons: Communément appelé « rescos », il s’agit de jus de fruits frais naturels réalisés sur demande. Les fruits sont découpés et mixés, on y ajoute un peu d’eau et on verse le tout dans une petite poche de plastique que l’on peut emporter pour boire à la paille n’importe où.: les plus répandu sont le « jamaica », à base de fleur d’ibiscus d’une couleur betterave, très savoureux avec ou sans sucre, et les thés de grama typique de Granada, réalisés à base de bonnes herbes du jardin infusées et mélangées à de l’eau.
Il existe deux types de bière nationale : La Toña plus savoureuse et la Victoria, plus légère. Deux bières blondes made in Nicaragua.
La boisson nationale des Nicaraguayens est cependant le rhum, blanc ou ambré, tant qu’il soit Flor de Caña, la marque nationale à renommée internationale. La distillerie se visite aux alentours de León, et des dégustations sont organisées. »

Fêtes traditionnelles

Le sens de la fête n’est pas ce qui manque aux Nicaraguayens. Le calendrier local est ponctué de fêtes traditionnelles, qu’elles soient nationales, régionales et parfois même locales. Voici un aperçu du calendrier des fêtes qui rythment ce magnifique pays d’Amérique centrale.

Janvier:  Saison de baseball dans tous le pays, mais surtout le moment des finales entre les meilleures ligues nationales. Le plus impressionnant durant le mois de janvier c’est d’aller assister au match de La Liga Nacional de Beisbol Nicaragüense au stade de Managua.
Février: A Granada, le Festival International de Poésie a lieu tous les ans à la fin du mois de Février pendant une semaine. Il s’agit là de l’un des plus grands festivals de littérature d’Amérique centrale qui réunit des centaines de poètes d’Amérique latine et jusqu’à une cinquantaine de nationalités différentes.
Mars : La Fête de San Lazaro est une fête qui a lieu dans la ville de Masaya et qui précède le dimanche des rameaux, fête religieuse largement célébrée au Nicaragua. Festoyée un dimanche, sa particularité réside dans le fait que même les chiens sont invités à revêtir leurs habits de fête.
Avril : La Semana Santa a, comme dans toute la région, beaucoup de succès au Nicaragua. La semaine entière est ponctuée de festivités et de célébrations saintes. Le mois d’avril est généralement la période la plus chaude de l’année, de ce fait, la semaine sainte est aussi l’occasion de célébrer la future arrivée des pluies. Les Nicaraguayens profitent de cette semaine pour se rafraichir sur les plages, les lagunes et les points d’eau qui sont pris d’assaut.
Mai : Pendant le mois de Mai, c’est la fête du Palo de Mayo. Une danse traditionnelle qui se déroule à Bluefields sur la côte caribéenne durant tous les weekends de Mai. Cette fête traditionnelle a pour but de célébrer la fertilité et se dansait originellement autour d’un arbre. Les hommes et les femmes enroulent petit à petit des bandelettes de tissus colorés autour d’un tronc au son d’une musique festive.
Juin : Durant la Fiesta de San Juan Bautista au cœur du petit village de Catarina se célèbre le saint Jean-Baptiste. Au programme : danses typiques, combats de coqs traditionnels et fanfares qui déambulent dans les rues.
Juillet : La 17 Juillet dans tout le Nicaragua se célèbre le jour de la joie : «  »el Dia de la alegria » ». Car en 1979, c’est ce jour que Somoza fuyait le Nicaragua après 46 ans de dictature. Le 19 Juillet c’est l’anniversaire de la révolution et la fête nationale du Nicaragua. Habillez vous en rouge et noir et joignez vous au cortège pour célébrer la révolution aux côtés des partisans sandinistes venus de tout le pays. Ce jour célèbre l’arrivée des guerillos du Front Sandiniste à Managua pour procéder à la libération nationale.
Août : Durant la fête de Santo Domingo à Managua s’organise une longue procession qui défile dans la ville chargée de faire déambuler la statue de son saint patron. Les habitants de la ville accompagnent la procession de danses et de chants festifs. Ces processions s’organisent du 1er au 10 Août, au programme : défilés, rodéos avec des taureaux, musique et pétards. Du côté des îles de Corn Islands, on fête la fin de l’esclavagisme lors de la fête du crabe tout au long du mois d’Aout. Concerts aux tonalités reggae et parades aux couleurs des caraïbes, bienvenue dans les Corn Islands.
Septembre : En septembre, on célèbre la Feria del Maiz dans la ville de Jalapa au Nord du Nicaragua. Cette fête est l’occasion de célébrer le maïs sous toutes ses formes : nourriture, boissons, vêtements, danses etc… Le 15 Septembre est un jour férié car c’est ce jour là qu’on célèbre l’indépendance de l’Amérique centrale face aux colons espagnols.
Octobre : A Masaya, pendant le dernier vendredi du mois d’Octobre se fêtent los Agüizotes. Une nuit entière où déambulent dans les rues les locaux masqués par des ornements réalisés de manière locale et artisanale. Ces masques évoquent les croyances populaires et légendaires amenées par les espagnols et renforcées par les traditions locales au fil des années. El Torovenado a lieu le jour suivant los Agüizotes et est un festival de danses dans la ville de Masaya. La participation aux parades implique un versement financier à l’un des saints locales, mais les danses sont surtout burlesques et exagérées, du petit matin jusqu’au coucher du soleil.
Novembre : Le « Carnival Acuatico » se déroule à San Carlos aux alentours du 20 Novembre sous forme de parade sur le Rio San Juan. De nombreux bateaux décorés comme des chars de carnavals voguent au rythme des fanfares transportées par ses passagers déguisés. Sur le rivage sont organisées des foires gastronomiques et des concerts qui donne vie à une grande partie de l’embouchure du rio.
Décembre : La fête de la «  »purisima » » est célébrée le 8 Décembre, il s’agit de la saint protectrice du Nicaragua et de la fête de l’immaculé Concepción, qui s’appelle aussi la Griteria. Cette fête commémore la conception de la Vierge Marie et pour l’occasion, les Nicaraguayens lancent des pétards, des fusées, chantent dans la rue et jouent de la musique jusque tard dans la nuit.

Folklore national

La culture du Nicaragua résulte être le produit d’un mélange de culture indigène (Chorotega y nahuatl), espagnole et africaine.

Son histoire est intrinsèquement liée à celle des européens du fait de la colonisation, de l’esclavage et de l’invasion de ces peuples au Nicaragua. Néanmoins, ce peuple conserve ses traditions culturelles propres comme la danse, les rythmes musicaux, ses villes colorées et coloniales, et sa gastronomie. Le floklore nicaraguayen est un patrimoine culturel immatériel qui anime le peuple dans sa vie quotidienne et qui a pour but d’unir les cultures.
Les danses traditionnelles du Pacifique comme la Gigantona, El Enano Cabezon ou El Toro Huaco sont colorées et rythmées et sont propres à la ville de León.

Dans les Caraïbes, les danses sont également propres à la culture locale et ont un but précis comme par exemple celle du Palo de Mayo qui traite des sujets comme la fertilité et la reproduction. Ses origines remontent à plusieurs siècles, où la danse était réalisée autour d’un arbre en l’honneur du dieu Mayaya. Aujourd’hui il s’agit d’une danse festive réalisée durant le mois d’août sur la côte caribéenne.

Historiquement, le Nicaragua est un pays riche en littérature depuis son époque préhispanique il existe des chants et des poèmes qui racontent la vie paysanne. Ses œuvres ont donnés lieu à El Güegüense qui est une pièce de théâtre rythmée par de la musique et de la danse qui a été inscrite sur la liste du patrimoine immatériel de l’UNESCO en 2005. Cette œuvre est satirique et reprend avec humour les grands traits de la colonisation passée des espagnols. Les nicaraguayens s’habillent de manière extravagante avec des tissus colorés et brillants pour se moquer des coquetteries espagnoles. Les masques de peau clair aux traits exagérément maquillés sont utilisé pour tourner en dérision le physique des anciens colons. De manière plus quotidienne, les nicaraguayens fête diverses saints au cours des mois, à coups de tambour, de trompettes et de pétards. Les villes s’animent régulièrement au son de la musique nationale.

Religion

La religion occupe une place significative dans la vie quotidienne des Nicaraguayens et vous vous en rendrez rapidement compte une fois sur place. Il n’existe pas de religion déclarée comme officielle et la liberté de culte existe au Nicaragua, néanmoins, la majorité de la population est catholique.
L’église catholique fut la première incorporée et amenée par les espagnols durant les années de colonisation. Elle fut la seule religion autorisée pendant de nombreuses années. Les indigènes ont été convertis par les missionnaires espagnols au temps des colonies. Plus tard, des groupes de protestants sont arrivés et commencèrent à construire des églises dans certains zones du pays, comme le Nord par exemple. C’est pendant la deuxième partie du XXème siècle que les évangéliques se sont rependus, suite au tremblement de terre de 1972.

Pour donner des chiffres plus explicites : Au Nicaragua, plus de 80% de la population appartient à des groupes chrétiens. La religion la plus présente est le catholicisme. En 1995, 75% de la population locale était catholique, contre 48% en 2015. Les protestants ne représentaient que 14% en 1995, et compte aujourd’hui près de 38% de la population. Le pourcentage de personne athée au Nicaragua est entre 8 rt 10%.

Geographie

Geographie

Les reliefs

Le Nicaragua a l’avantage d’offrir aux voyageurs des paysages plus que variés. Allant des côtes Pacifique et Caraïbes aux couleurs cartes postales, jusqu’au centre du pays avec un dégradé plus humide de couleurs de forêts.

Les côtes Pacifique et Caraïbe du Nicaragua sont des plaines côtières naturellement au niveau de la mer. Au Sud, à la frontière avec le Costa Rica, les terres sont davantage marécageuses. Les paysages prennent de la hauteur progressivement vers la chaine centrale du pays. Les terres centrales du Nicaragua sont d’une altitude moyenne de 600 m.

Parmi les reliefs les plus accentués, on y trouve deux chaines de monts: La cordillère des Maribios, qui est la chaine de volcans qui émerge de la plaine du bord de l’océan Pacifique jusqu’à la lagune de Xolotlan aux abords de Managua. Cette cordillère monte jusqu’à 1700m d’altitude avec le volcan San Cristobal.

Le point culminant du Nicaragua est le point Mogoton, qui domine à presque 2 450m et s’inscrit dans la chaine montagneuse la plus élevée du pays (environ 2000 m): la Cordillère Isabelia. Ces montagnes se situent à la frontière entre le Honduras et le Nicaragua, où les terres sont plus élevées et plus fraîches.

Les volcans

Sur le territoire du Nicaragua se trouvent plus d’une vingtaine de volcans. Cela s’explique par sa situation géographique, qui au centre de l’arc volcanique d’Amérique centrale, plus précisément dans la ceinture de feu du Pacifique.
Excepté deux qui sont un peu plus à l’Est, tous se situent sur une ligne parallèle à l’océan Pacifique, sur la côte Ouest, depuis la frontière avec le Honduras jusqu’à celle avec le Costa Rica. Au Nord Ouest, le golfe de Fonseca, qui équivaut à la séparation entre le Honduras, le Salvador et le Nicaragua, est dominé par les restes du volcan Cosigüina (872m). Anciennement d’une hauteur de 4 376m, après l’une de ses plus violente éruption en 1835, elle est tombée à 845 m. Aujourd’hui le cratère du volcan abrite une lagune où il est possible de se rendre.
Plus au Sud, entre Chinandega et Léon se trouve la chaine des Maribios longue de 60km où vous pourrez aller explorer entre autres :

– Le San Cristobal, l’un des plus hauts du Nicaragua avec ses 1 745m d’altitude
.- Le Telica (1 061m), peut-être l’un des volcans les plus actifs du Nicaragua, avec des émanations constantes de gaz et de vapeurs. L’ascension est possible, ainsi que d’y passer la nuit pour assister au spectacle de la lave bouillonnante.
– Celui à l’aspect lunaire et pourtant l’un des plus bas du pays c’est le Cerro Negro. Ce nom lui a été donné pour la couleur de son sable, sa dernière éruption date de 1999. La grimpe y est relativement facile, et sa descente unique au monde : en board !
– le Momotombo (1 297m) ne vous laissera pas pénétrer sur son territoire, il est en effet fermé depuis quelques temps car il est constamment actif. Entre les villes de Masaya et Granada se trouvent d’autres volcans, proches géographiquement mais aux environnements tout à fait opposés.
– Le volcan Mombacho (1 344m), celui au micro-climat qui renferme la dernière forêt tropicale humide au monde, c’est sur ses flancs que se cultive l’un des meilleurs café du Nicaragua. Sa dernière éruption forma 350 îlots dans le lac Nicaragua : les isletas.
– Le volcan Masaya (635m) est surement l’un des plus visités du Nicaragua, avec son lac de lave surnommé « Boca de Infierno » (bouche de l’enfer), où d’anciens sacrifies humains étaient faits pour calmer la colère des dieux pré-colombiens. En effet c’est depuis le bord de son cratère que vous pouvez observer la lave bouillonnante et sentir les fumerolles qui témoignent de la vivacité du volcan.
– Le volcan d’Apoyo, aujourd’hui appelé Laguna de Apoyo car son ancien cratère est aujourd’hui rempli d’eau et est devenu un haut lieu de baignade dominical.
Au milieu du Lac Nicaragua se trouve l’île d’Ometepe, une île formée par deux volcans :
– Le Concepcion (1 700m) à la forme conique casi-parfaite et qui reste très actif. Son ascension est raide, le guide obligatoire car plus d’un s’y sont perdu.
– Le volcan Maderas (1 394m), aux flancs recouverts de plantation de café et de bananiers, abrite en son cratère une lagune. Ses eaux sont thermales et sont réputées pour leur bienfait de jeunesse: on peut y accéder un peu plus bas aux bassins de Ojo de Agua.

Les plages

Entre la côte Pacifique et la côte Caraïbes, les endroits pour se baigner et s’émerveiller sont nombreux.
La côte occidentale du Nicaragua est baignée par l’Océan Pacifique, où les plages sont plus mouvementées, les vagues plus fortes, les pentes plus accentuées, et les courants plus dynamiques. De ce fait, cette côte est réputée pour les sports nautiques tels que le surf et le kite-surf. Ses plages sont fameuses pour le dégradé de couleurs qu’offre son sable. En effet, au Nord, en face de Leon on y trouve les plages de Poneloya ou Las Peñitas où le sable y est noir du à la présence de terrain volcanique. Un peu plus au Sud, on y trouve des plages un peu moins fréquentées où la présence humaine y est même beaucoup plus limitée comme la Boquita ou Las Salinas, où le sable est bien plus clair.
Bien que connue comme l’endroit le plus en vu sur la côte Pacifique, San Juan Del Sur, niché dans une baie, a gardé son âme de village de pêcheurs. Au sud et au Nord de San Juan del Sur se trouvent de merveilleuses plages propices à la détente et au surf. Parmi les plus belles où les hébergements sont les moins nombreux, on pourra citer Playa Hermosa, Playa Madera, Playa Majagual, et Playa Marcela. Vers la frontière avec le Costa Rica, vous trouverez des plages qui sont également les lieux de ponte favoris des tortues de mer : Playa El Coco et Playa La Flor. Puis, tout en continuant vers le sud, le petit village d’Ostional est le dernier avant de passer la frontière avec le Costa Rica, avec une plage grandiose.

Du côté Caraïbe, la côte est beaucoup moins peuplée mais les plages ont un décors carte postale, un sable blanc à le confondre avec du sucre, une eau cristaline et turquoise comme celle d’une piscine et des dizaines de cocotiers aux courbes qui vous invitent à la détente. En partant du Nord jusqu’au Sud, vous pourrez vous laisser tenter par les villages aux sonorités anglaises, où vivent les nouvelles générations d’anciens esclaves antillais aux traits plus afro qu’amérindien : un peuple nommé Moskitos. Un arrêt à Bluefields pour observer la ville, plus un autre à la lagune des Pearl Keys pour une ambiance de paradis. Néanmoins, pour vous isoler encore plus du monde, vous pourrez fuir jusqu’aux Corn Islands. La plus grande, Big Corn Island est située à 75km du continent, et la petite à une heure de bateau plus au large. Sur Little Corn Island, pas de voitures, pas de bruit. Uniquement le bruit des vagues, le vent dans les cocotiers, et la chaleur du soleil sur votre peau. Entre le vert des palmiers, le blanc du sable et le bleu de l’eau, le trio de couleurs qui nous font voyager. Néanmoins, pas de quoi s’ennuyer, les activités ne manquent pas : plongée sous marine, snorkeling, observation de la faune et de la flore, dégustation de rhum, barbecue de langoustes…

Les forêts tropicales et réserves naturelles

Au Nicaragua, les espaces naturels représentent une superficie de presque 6 millions d’hectares, soit près de 30% de la superficie du pays entier. Ce chiffre estimatif regroupe le paysage forestier qui est composé à majorité de forêt tropicale, humide ou sèche et de mangrove. Au total, le Nicaragua possède 71 réserves protégées, qui représentent au total 17% du territoire (soit 2.2 millions d’hectares).
Les deux réserves les plus emblématiques du Nicaragua sont la réserve biologique d’Indio Maiz sur le rio San Juan, et la réserve de biodiversité de Bosawas.

La réserve de la biosphère de Bosawas dans le Nord est située dans la partie des territoires autonome Caraïbe Nord. Sa surface est impressionnante puisque la réserve s’étend sur plus de 2 millions d’hectares. Cette réserve a été déclarée Réserve de Biosphère par l’Unesco en 1997, car on estime qu’elle contient 10% des espèces de la planète. C’est la réserve la plus importante du Nicaragua, d’Amérique centrale et la 3ème au monde. Elle était anciennement considérée comme le poumon des Amériques, mais depuis les années 2000 elle a été déboisée, et est aujourd’hui en danger.

La réserve d’Indio Maiz représente près de 264 000 hectares et est la seconde réserve la plus importante du pays. Elle se trouve en partie dans le territoire autonome du Sud. Elle est également en grand danger car elle subit près de 60 à 70% de déforestation et de nombreuse exactions chaque années, dans les territoires n’appartenant pas aux territoires indigènes Rama et Kriol. Elle est tout de même considérée comme la mieux conservée du Nicaragua, car elle abrite plus d’espèces de la faune et de la flore que toute l’Europe.
Le Nicaragua compte d’autres réserves:

La réserve naturelle de Los Guatuzos qui se situe le long de la frontière avec le Costa Rica couvre près de 437 km². Cette réserve est peu visitée et abrite pourtant plus de 18 rivières, dont la majorité sont navigables et proviennent du Rio San Juan, elle possède entre autre l’une des plus grandes concentrations d’oiseaux tropicaux.
Le Parc National du volcan Masaya, qui entoure le volcan sur 54 km² est l’un des plus visités de jour comme de nuit. En effet, en plus d’offrir un spectacle extraordinaire la nuit avec l’observation de son lac de lave, la journée vous pourrez parcourir plus de 20km de sentiers à la recherche des nombreuses espèces d’oiseaux, par exemple les perruches vertes qui vivent à proximité du cratère.

La réserve naturelle de Miraflor culmine à 1700m d’altitude aux alentours d’Esteli et s’étend sur plus de 254km². Elle couvre plus de 3 climats différents avec des végétations allant de la forêt sèche, la forêt tropicale et humide et la forêt de conifères.

La réserve de La Flor est un refuge qui couvre une superficie de 56km² de forêt tropicale et sèche sur les bords de l’Atlantique. Cette zone est déclarée comme protégée principalement pour être le lieu de ponte favori des tortues de mer chaque année. Pour éviter le braconnage des œufs, les gardiens de la réserve les récupère et 45 jours après la naissance les remette à l’eau dans leur espace naturel.

Cette liste n’est qu’un petit aperçu de ce que l’on peut découvrir ici, nous pouvons citer également les réserves suiantes: La réserve El Chocoyero, la réserve du volcan Cosiguina, la réserve du volcan Maderas, la réserve de la Selva Negra, la réserve Miraflor, la réserve de Peñas Blancas, les lagunes du Mombacho et la lagune d’Apoyo, la réserve de l’ile Juan Venado, le canyon de Somoto et bien d’autres …

Histoire

Histoire

Passé colonial

Selon les rapports, les historiens sont convaincus que le Nicaragua est peuplé depuis plus de 10 000 ans. Néanmoins son histoire moderne ne débute qu’en 1500, date à laquelle la colonisation commence, menés par Davila un espagnol qui accompagna Christophe Colomb durant ses voyages.

Le territoire appartenait alors au puissant Nicarao, qui donnera son nom au pays et qui signifie « territoire entre un lac et l’Océan Pacifique ». La colonisation n’a pas été facile, bloquée par les jungles luxuriantes et une population hostile aux espagnols qui ont la réputation d’être toujours en quête de trésors et de lieux à piller. Néanmoins, cette région ne les intéresse que très peu, car bloqués par la réserve de Bosawas au Nord et celle d’Indio Maiz au Sud, le territoire ne semble regorger ni d’or ni d’argent, comme ils avaient pu en trouver au Pérou par exemple.

La ville de Granada a été fondée par Francisco Hernandez de Cordoba en 1524, et reste aujourd’hui la dernière ville coloniale d’Amérique centrale sur son site originel de construction. Jusqu’au 19ème siècle, le contexte sociopolitique est surtout marqué par la rivalité grandissante entre Leon, la capitale libérale, et sa voisine Granada, plus conservatrice et cible privilégiée des pirates en quête de trésors regagnant l’Europe. En 1821, suivant l’exemple des pays voisins, le Nicaragua proclame son indépendance de l’Espagne et intègrela coalition des pays d’Amérique centrale avec le Guatemala, Honduras, El Salvador et Costa Rica. »

Révolution sandiniste

Les rivalités et les divergences politiques entre Granada et León sont telles que la guerre civile ne tarde pas à se déclarer. L’Etat Fédéral, réfugié au Guatemala y dirige la pacification. Mais la stabilité ne dure qu’un temps et le pays voit par la suite un grand nombre de présidents se succéder à sa tête.
William Walker, un mercenaire américain envahit le pays avec le soutien des libéraux locaux et de troupes constituées sur le pouce. Il s’autoproclame président en 1856 avec pour but de faire du Nicaragua une république esclavagiste, prendre le contrôle du Mexique et de l’Amérique centrale tout entière. Il ne parvient à controler le pays que peu de temp avant d’être chassé lors d’une guerre nationale de libération. C’est lors d’une seconde tentative en 1860 qu’il est exécuté.

Les libéraux restent au pouvoir depuis 1900 jusqu’à 1912, avec l’impulsion du nationaliste José Santos Zelaya qui refuse le chaperonnage américain. Néanmoins, les Etats-Unis y envoie des troupes de Marines chargés du maintien de l’ordre. C’est uniquement en 1927 que le général Augusto César Sandino et 3 000 hommes opposent une résistance populaire à l’interventionnisme des Etats-Unis.

Le Nicaragua entre dans une guerre civile avec des revendication d’indépendance totale, menée par le général Sandino. Ce n’est que quelques années plus tard que les américains, ne pouvant pas calmer ce déchainement national accepterons de négocier avec les Sandinistes en lui accorderont quelques concessions en échange de la mise au pouvoir de Anastasio Somoza Garcia en 1933. Berné par les américains, le général Sandino est par la suite assassiné par la garde nationale, le Général Somoza va prendre le pouvoir pour plusieurs décennies en installant une véritable dynastie qui règnera pendant plus de 40 ans. Ce n’est que dans les années 60 que le Front Sandiniste de Libération Nationale (FSLN) recommence à prendre l’importance dans le paysage politique. La révolution de 1979 voit la dictatude des Somoza tomber au profit du pouvoir des Sandinites. »

Régime actuel

Les luttes nationales se sont fait de plus en plus présentes dans le pays à partir de 1960, le FSLN (Front Sandiniste de Libération Nationale) est maintenu en ordre par 12 personnalités intellectuelles et politiques ce qui leur vaut le surnom de « Los doce ». Leur gouvernement était d’abord un gouvernement révolutionnaire mené par des institutions créées pour ramener l’ordre national. A force de grandes campagnes politiques communistes qui visent l’alphabétisation de la population, le pays se relève peu à peu de ses années de souffrance. Les années 80 voient un lent et difficile cheminement vers la paix civile, tandis que les Etats-Unis cherchent à maintenir leur influence à travers la création d’un mouvement appelé des « contrarevolucionarios » (contre révolutionnaires).
Après la chute de Somoza en 1979, un gouvernement de réconciliation nationale est mis en place par quelques intellectuels importants du pays dont deux futures présidente: DAniel Ortega et Violeta Barrios de Chamorro.

Daniel Ortega qui élu en 1984 pour son premier mandat, le sandiniste est élu avec 63% des voix. Les américains décident de stopper leurs aides financières et déclenchent un embargo commercial. Des négociations entre « contras » et sandinistes finissent par aboutir et une nouvelle constitution voit le jour en 1987. C’est en 1990 que le parti des « contras » sera amené à triompher aux élections par le biais d’une coalition de 14 partis de l’opposition : L’Union Nacional Opositora (L’UNO) dirigée par Violeta Barrios de Chamorro. Le parti sera à la tête du pauys jusqu’en 2005 et la victoire à nouveau de Daniel Ortega aux élections nationales. »