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Patrimoine Mondial

Classé par l’UNESCO

Les sites classés au Patrimoine Mondial de l’UNESCO sont au nombre de deux au Nicaragua.

Les ruines de León Viejo (2000) : il s’agit là d’un des plus anciens peuplements coloniaux espagnols des Amériques, les vestiges de l’ancienne ville de León. Etablie en 1524 par Francisco Hernandez de Cordoba, la ville a subi de nombreuses catastrophes naturelles. Tout d’abord, les habitants fuirent la ville en 1578 de peur d’être ensevelis par l’éruption du volcan Momotombo qui se réveilla soudainement. Ce n’est que quelques années plus tard que la ville fuit presque totalement ravagée par un tremblement de terre qui lui porta le coup de grâce en 1610. L’enfouissement de manière graduel au fur et à mesure des catastrophes naturelles a permis de conserver les ruines dans de très bonnes conditions. Ces vestiges constituent un témoignage remarquable des structures économiques et sociales de l’empire espagnol au XVIème siècle. A ce jour, 17 structures coloniales ont été mises à jour, parmi elles la cathédrale Santa Maria de la Gracia, l’église et le couvent La Merced, la Casa de la Fundicion, ainsi que des logements et des installations civiles et militaires. La ville de León a été reconstruite à 25km de là.

La cathédrale de León (2011): Le nom complet de l’établissement religieux est Cathédrale-basilique royale de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. Elle fut construite entre 1747 et 1814 par l’architecte guatémaltèque Diego José de Porres Esquivel. Le style architectural baroque dans son association avec l’art espagnol et les caractéristiques régionales laissées par les ouvriers qui ont travaillé à son édification, la cathédrale de León est l’expression matérielle de la formation de la société de l’Amérique latine. La cathédrale se caractérise par la sobriété de sa décoration et l’abondance de lumière naturelle, qui pour autant laisse apprécier une voûte du sanctuaire richement décorée. L’édifice renferme les sépultures de personnalités nicaraguayennes comme celle de Ruben Dario, le plus grand poète du pays; José de la Cruz Mena, musicien; Miguel Larreynaga, héros de l’indépendance; Salomon de la Serva et Alfondo Cortès, poètes.
Le Nicaragua a également deux traditions inscrites au patrimoine immatériel par l’Unesco

El Güegüense (2008) : l’une des formes d’expressions latino-américaines les plus remarquables de l’époque coloniale. Il s’agit d’un conte satirique qui tourne en dérision les anciens colons espagnols. Il s’agit d’une pièce de théâtre, un drame satyrique rythmé par de la musique locale et des danses traditionnelles. Les textes les plus anciens ont probablement été composés au début du XVIIIème siècle et évoquent des affrontements entre les autorités coloniales espagnoles et les Amérindiens. Grâce a une série de manœuvres verbales, le personnage éponyme se déjouait des accusations qui lui étaient faites. Pour de nombreuses personne. Chaque année lors de la fête de Saint Sébastien, patron de la ville de Diriamba dans la province de Carazo, cette pièce d’expression virulente de protestation contre le colonialisme est jouée dans les rues.

La Langue, la danse et la musique des Garifuna (2008) : Garifuna qui signifie «  »mangeur de manioc » » est une communauté qui s’étend aujourd’hui du Belize jusqu’au Nicaragua, en passant par le Guatemala et le Honduras. Au fil des massacres et des déportations, les Garifunas ont été progressivement parqués dans certaines îles des petits Antilles et tout particulièrement à Saint-Vincent et la Dominique. la communauté des Garifuna sont les descendants d’indiens Caribes Rojos qui occupaient certaines îles des Petites Antilles avant l’arrivée de Christophe Colomb. Composée d’esclaves africains fuyards et naufragés ayant trouvés refuge sur ces iles, ils représentent une des fusions les plus singulières entre groupes africains et cultures indigènes de l’Amérique latine. Au fur et à mesure des années ils devinrent progressivement minoritaires démographiquement, mais ils transmirent leur culture autochtone à la culture garifuna en construction. Ainsi, ils sont parvenus à garder vivantes leur musique et leur religion et leur tradition. Leurs ancêtres constituent une richesse de savoir-faire concernant la culture du manioc, la transmission de légendes et d’histoires traditionnelles, la construction de canoë ou la fabrication de maisons en terre cuite.

Les richesses locales

Poésie : Ruben Dario (1967-1916) est le poète le plus connu du Nicaragua. Après avoir lu de nombreux ouvrages internationaux, il trouva son propre style mêlant les alexandrins de Victor Hugo et le style chilien, pays dans lequel il séjourna en tant que journaliste. Il écrit ses premiers vers à l’âge de douze ans qui lui assure une reconnaissance dans toute l’Amérique latine en 1888, et son plus grand succès se trouvera dans le recueil Azul qui lui vaudra une renommée internationale. Sa maison natale se visite à Matagalpa, et son corps repose dans la cathédrale de León. Chaque année depuis 16 ans, un festival international de poésie a lieu en février à Granada. Lors des dernières éditions, le festival a regroupé plus de 57 pays à travers plus de 115 poètes.

 

Cigares : entre terre d’eau et de feu, le Nicaragua a un paysage haut en couleurs. C’est dans le Nord Ouest du pays, dans la région des douces vallées fraiches et humides que se cultivent les feuilles de tabac. Il s’agit d’une richesse encore méconnue du pays mais qui mêle richesse du paysage avec celui du savoir faire des hommes. Les cigares nicaraguayens sont parmi les meilleurs cigares au monde grâce à ses sols volcaniques et fertiles. Sur l’île d’Ometepe, on y cultive également un tabac précieux, rare et unique, qui a grandi sur l’île volcanique située dans le plus grands lac d’eau douce d’Amérique centrale. Des petits ateliers artisanaux proposent des visites et même des ateliers de réalisation de son propre cigare, une visite très ludique.

 

Café : L’or noir se cultive également dans le Nord Ouest du pays, un sol frais et humide où les communautés le travaillent de manière artisanale. Les traditions ancestrales sont toujours respectées ce qui donne au café nicaraguayen une renommée aujourd’hui mondiale et une présence sur de nombreux marchés internationaux. Au Nicaragua, la capitale du café est Jinotega, un endroit qui se prête le mieux au dégustation de grand cru de café. Cette ville et ses collines avoisinantes représente 80% de la production de café du pays. De nombreuses fincas de café se visitent et proposent des tours de leurs terres pour en apprendre un peu plus sur leurs cultures.

 

Cacao : Le Nicaragua produit beaucoup de cacao et le transforme en chocolas surtout dans le Nord du pays. De nombreux musées y sont consacrés, mais le meilleur moyen est d’intégrer une communauté pour le réaliser vous-même de manière artisanale. Allez cueillir le fruit directement à l’arbre, faire sécher les fèves puis torréfier les grains, les moudre et déguster le mélange avec le lait et le sucre. Un délice qui ravira tous les amateurs.

 

Artisanat local: La ville de Masaya est considéré comme un grand atelier d’artisanat avec ses hamacs, sa poterie et son travail du cuir. La région est connue pour la qualité de ses objets et attirent de nombreux locaux et touristes, et en vend à travers plusieurs marchés artisanaux répartis dans la ville. Dans la région de Masaya et «  »Los pueblos blancos » » se travaille la poterie noire sur laquelle sont peints de nombreux motifs. Ses hamacs et ses produits de cuir sont exportés dans le monde entier.